Quest-ce que le TDA/H chez l'adulye

Le Blog associé au site www.tdah-adulte.org (+ ebook PDF) : Méthodes d'épanouissement - Espace d'échange Francophone sur le TDA/H adulte (Témoignages, Solutions, ...)

Symptome N°5 : Fonctions cognitives et executives déficitaires




5 - Fonctions cognitives et exécutives déficitaires :

- Mémoire de travail faible

- Pb d'organisation, 
de gestion des  priorités
- Pb de gestion des priorités
- Pb de prise de décision

- Pb de perception du temps




 

► La base du trouble est principalement dûe à une inconstance de deux neurotransmetteurs, la dopamine et la noradrénaline, au niveau du lobe frontal. Ces deux neurotransmetteurs servent à réguler les circuits de la récompense, du plaisir et de la motivation. Leur action est irrégulière chez les adultes TDA/H et cela entraine une incapacité à ressentir du plaisir et de la motivation pour les tâches de la vie de tous les jours, ce qui les oblige à zapper continuellement sur la nouveauté ou le spectaculaire pour être attentif. Les nouvelles techniques comme l'imagerie cérébrale fonctionnelle (IRM fonctionnel) ont aussi montré récemment des altérations structurales de certaines structures du cerveau (cortex, cervelet, ganglions de la base) chez les adultes TDA/H.

► Du point de vue neurologique, il s'agit d'un déficit des fonctions cognitives et exécutives. Ces fonctions peuvent être évaluées par un bilan neuropsychologique (non obligatoire et assez cher) :
- Problèmes d'attention focalisée (concentration) et divisée (suivre plusieurs informations en simultané)
- Problèmes dans la gestion des d'informations stockées dans la mémoire court terme (mémoire de travail)
- Difficulté à contrôler des comportements, des paroles ou des pensées inadaptées (capacité d'inhibition)
- Problèmes dans la formulation d'objectifs, l'anticipation, l'élaboration de stratégie et la prise de décision
- Problèmes dans la planification, l'organisation, la gestion des priorités et la gestion du temps

► Cette liste de déficits est insupportable pour ceux qui ont misés sur une vie qui n'autorise pas ces dysfonctionnements. Les problèmes d'organisation et de planification sont liés aux difficultés qu'ils ont à concevoir logiquement les différentes étapes correspondant aux tâches à réaliser pour arriver à un objectif, ou plus simplement pour être efficace dans le quotidien et construire une vie dite normale. Cela entraine de la procrastination et souvent de l'anxiété avec un sentiment de sous performance.

10 commentaires:

  1. comme entant que conjointe d'une personne qui a un symptome que celui ci peut-elle vivre????

    je ne trouve pas de solution pour notre couple. besoin de conseil...???

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  2. je crois que la je me reconnais car je change souvent je recherche la nouveauté et problème pour le décisions et la mémoire meme et surtout a court terme cela me dérange !

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  3. Quel médication agit plus sur les fonctions exécutives 9pour les améliorer); on m'avait parlé de Vyvanse ...Merci

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  4. Il y a 2 mois, je me suis inscrite dans un programme d'exploration pour un retour à l'emploi ou aux études. Évidemment, ma ponctualité est encore un de mes plus grand obstacle dans mon quotidien. J'ai mis beaucoup d'effort à essayer d'y remédier mais sans succès. Après 6 retards en 5 semaines dans mon programme d'exploration, on m'a donné un ultimatum, au prochain retard, c'est la porte, on me refusera l'entrée et on fermera mon dossier. Pendant 2 semaines, j'ai réussi à ne pas avoir de retard. Et puis arrive le jour de mon déménagement, je suis completement ensevelli sous les boites, au surelendemain de mon déménagement, étant perdu à trouver mes affaires et celles de mes enfants, je ne suis pas arrivée à temps au programme, 5 minutes de retard. Il restait 2 jours à faire pour terminer ce fameux programme à laquelle je tenais vraiment et il n'ont jamais voulu revenir sur leur décision et mon montré la porte, et pas d'une manière très respectueuse.

    Ça c'est passé mercredi dernier, et depuis, je n'arrive plus à me le pardonner et je pleure dès que je suis seule 2 minutes. Je m'en veux, je leur en veux à eux aussi de m'avoir mis dans un piège qui était presque certain que je tomberais dedans. Les gens s'imagine à tort que nos retards sont parce qu'on ne veut pas vraiment s'en sortir ou faire les efforts nécessaires. Je leur ai dit que j'avais l'intention de trouver des groupes d'aides que je savais existaient mais je n'avais pas encore trouver où. Mais pour eux ça aurait dû être fait hier, il n'y avait aucune excuse pour ne pas avoir encore pris le temps de faire les démarches pour trouver l'aide dont j'avais besoin. Le fait que les 3 derniers mois ont été consacré à faire des recherches pour me trouver un logement déçant et d'avoir investi les dernières semaines à tout mettre en boîtes mes affaires tout en gardant du temps pour mon programme, mes enfants... Il ne comprennent pas que juste de faire toutes ces choses étaient déjà un très grand défi pour moi et que du temps pour aller à la bibliothèque de mon quartier pour faire des recherces sur un groupe d'aide en TDA n'était pas à ce moment réalisable?

    Je veux en finir avec mes retards mais malgré plein de ptits trucs ici et là, rien ne tient le coup vraiment à travers le temps et je récidive toujours....

    Pour eux c'est pas compréhensible de ne pas arriver à l'heure au travail, eux ils y arrivent à chaque jour sans problème alors ya pas de raison pour que nous ne le pourrions pas non plus. De plus, on me reproche, lorsque j'essaie de m'expliquer sur le pourquoi je n'ai pu arriver à temps, de toujours chercher à vouloir blâmer les autres et ne pas vouloir assumer notre responsabilité.

    Ce qui serait normalement une excuse de retard pour les gens 'normaux',pour nous cette même excuse est un véritable obstacle à notre possibilité d'arriver à l'heure.

    J'en ai marre de ne pas être compris dans la société et d'être constamment jugé et rejeté à cause de mon manque de ponctualité. J'essaie plus que la plupart des gens probablement pour arriver à l'heure et malgré ça je suis plus souvent en retard que la majorité des gens...

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    1. Oui, je connais ça, c'est dur. J'ai arrêté/loupé mon gymnase parce que j'arrivais pas à me motiver. Et j'arrivais aussi très souvent en retard. Je courais même après le bus jusque à faire plusieurs stations en sprint. Ah, et je me rappelle encore : nous étions au tout dernier étage et nous n'avions droit qu'aux escaliers! Ca me faisait les jambes. Je montais les escaliers par 2 voire par 3 et courant dans le couloir je prenais le plus d'élan possible. J'arrivais essoufflée en salle de classe. J'avais toujours la deuxième chance et pression de la deuxième sonnerie.
      Qu'on arrête de dire qu'on fait exprès: je suis pas maso pour me faire tant de mal.
      L'année passée, j'avais défendu la cause d'un pote de ma classe qu'a les mêmes soucis. Après explications, exemples et témoignage de ma part, le prof avait compris. C'est une des rares fois. Mon père aussi a compris récemment. Et aux autres, j'essaie encore de leur expliquer. Et, en parallèle, de faire des efforts.
      Parfois aussi les gens pensent que je joue la victime, que bien sûr j'ai réponse à tout et que la seule chose que j'ai à faire, finalement, c'est me sortir les pouces du c**. Bon, j'ai changé, mais c'était pas sans mal, j'étais forcée. Aujourd'hui j'apprend à fonctionner avec mes trucs et le médoc aide aussi pas mal.
      Vous retrouverez du travail et cette fois ce sera la bonne!
      Le groupe d'entraide c'est une bonne idée. Moi je connais de plus en plus de personnes qui ont ce trouble alors on discute. Même si ce n'est que pour partager nos galères, ça fait du bien. Du bien d'être compris.
      Sinon, ne culpabilisez pas. Comme vous le dites, vous faites du mieux que vous pouvez et ce, sans aucun doute possible, beaucoup plus que ceux qui arrivent à l'heure. C'est comme moi avec ma lenteur et mes erreurs d'inattention: je fais des efforts de fou mais les résultats sont encore en deçà de la moyenne... Alors je me suis faite une raison: je ne serai jamais comme ces autres, mais la bonne voie finira par arriver. Peut-être, j'espère, une voie toute faite pour moi où mes points forts seraient utilisés. Après tout, il n'y a pas que la vitesse qui soit importante. Je suis une personne vivante, volontaire, serviable, méthodique, qui aime les arts et qui a beaucoup d'imagination! =) On est tous différents et tant pis si ces cases sont trop petites pour nous y parquer ! On finira bien par se faire une place, quitte à élargir un peu sur les bords !
      Bon courage et bonne chance ! Tout de bon pour la suite !

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  5. [partie 1/2]

    Bonjour,

    J'aimerais réagir au précédent message de anonyme datant du 28 juin :

    J'ai moi-même un déficit de l'attention et je dois faire de gros efforts pour ne pas arriver en retard. En fait, je me suis améliorée mais je dois toujours courir pour attraper mon métro ou le train le matin. J'en conviens que c'est très difficile de s'améliorer. L'on demande de faire des efforts alors que c'est ce que l'on fait continuellement mais qui n'ai pas perçu comme tel ou considéré comme insuffisant. Beaucoup disent "quand on veut on peut". Sauf que quand ce vouloir tant loué fait défaut, comment faire ? Peu de gens savent que son fonctionnement est essentiellement chimique et alors que lorsque cette chimie fonctionne mal les personnes qui en souffrent n'y sont absolument pour rien et qu'elles ne peuvent pas y faire grand-chose.

    Je me suis beaucoup informée sur le net et j'ai souvent lu que la médication pouvait aider un peu mais qu'il fallait aussi un soutien psychothérapeutique. Des thérapies cognives et comportementales (TCC) peuvent aider à modifier ses fonctionnements afin de s'améliorer, par exemple. Quoique n'en suivant pas pour le moment, cela m'intéresse.

    Je suis sous médication depuis bientôt 2 ans (méthylphénidate) et cela m'aide à ne pas trop me disperser et à adopter de meilleures stratégies. Je pense qu'avant mon attention me le permettait plus difficilement. Sinon, j'essaie surtout de me trouver des trucs et astuces.

    Pour me réveiller, je me met 3 réveils le matin (deux à 5 minutes d'intervalle et l'autre 30 min plus tard pour les fois où je me rendors) et 2 sur 3 sont à l'opposé de mon lit pour me forcer à me lever. Un truc pour ne pas replonger dans mon lit, c'est que je le fais dès que je me lève (plier le duvet ou mettre un couvre-lit).

    Un tout récent truc que je me suis trouvé, et que je teste en ce moment, c'est de me donner rendez-vous à un lieu tout près de chez moi à un heure proche de celle où je dois normalement partir de mon domicile. Ça m'aide à moins confondre heure de départ et heure de préparation: "dans 15 minutes je dois être à la fontaine à côté de chez moi" au lieu de "c'est bon, j'ai le temps de manger vite fait un truc avant de partir dans 5 min". En fait, j'oublie toujours la suite, du genre "prendre mon sac", "trouver mes chaussures", "mettre mes chaussures", "prendre mon repas dans le frigo" et "fermer la porte à clé". Cela ne fait pas partie de ma liste consciente parce que je ne tiens compte que du but (qui me semble le plus important) et ne pense pas au chemin pour y parvenir. Alors lorsque je rapproche le délais grâce à une étape intermédiaire, cela me semble plus difficile (parce que plus réaliste) et je me rend mieux compte des limites de temps.

    J'ai aussi appris que plus j'avais de temps, plus je m'éparpillais (cf: "loi de Parkinson") , donc moins je faisais de choses (ce qui me fait dire "plus j'ai de temps, moins j'en ai")... En réduisant les délais, ma conscience de la limite est plus claire et cela me motive davantage. Le fait de diviser les tâches en plusieurs très petits objectifs (que je note et trace au fur et à mesure) m'aide aussi dans deux choses :
    - je sais désormais par quel bout commencer et ce que je dois faire après chaque étape => moins de dispersion
    - après chaque objectif, aussi petit soit-il, j'ai la satisfaction d'avoir terminé quelque chose et d'avancer vers mon but => plus de motivation

    [fin partie 1]

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  6. [partie 2/2]

    Pour ceux qui ont aussi des problèmes d'estimation du temps, je conseille l'utilisation de minuteries mécaniques (minuteries de cuisine). En effet, elles permettent de voir le temps s'écouler de manière plus concrète (le curseur qui se rapproche de la fin, au lieu de chiffres qui changent), mais aussi de l'entendre (tic-tac). Au lieu de se mettre une deadline pour une tâche précise, on peut se dire "en 10 minutes, je dois faire le plus de choses possibles de ma liste" et le prendre un peu comme un jeu. C'est sympa pour ce qui demande de l'action, comme les rangements. Moi je mettais entre 3 et 5 min, et je la remontait juste avant qu'elle ne sonne. Désormais, j'arrive à me mettre en marche sans minuterie et je me rend mieux compte de ce que signifie 5 minutes.

    J'ai aussi un petit truc lorsque je suis perdue dans mes pensées et que je n'arrive pas à en sortir. C'est pour ceux qui sont comme pris par l'avalanche de leurs pensées : Je dis à haute voix des nombres entre 1 et 99 de façon la plus aléatoire possible en tâchant de ne pas redire deux fois le même. Ça m'oblige à me concentrer sur autre chose que mon flux de pensées et ce en commençant de manière très simple. La difficulté s'accroissant avec tous les nombres que je dois mémoriser, je fini par me déconnecter de mes pensées pour enfin me mettre en marche. En plus, ça a le chic d'exercer un peu la mémoire de travail.

    Un autre truc que je fais de temps en temps, au lieu de mettre la minuterie, c'est de compter par 3 temps et de faire un geste tous les 3ème. Ça devient un peu comme un moteur avec lequel on est obligé de se mettre en action, et ça fait presque penser à de la danse.

    Sinon, il faut TOUJOURS préparer ses affaires la veille. Sinon c'est la cata... Je me dis "pas de souci, je dois juste prendre mes affaires de cours". Sauf que le lendemain c'est "Où est-ce que j'ai mis mon bouquin d'anglais?! Je l'avais sous la main tout à l'heure! Et où est-ce que j'ai encore pu poser mon sac? Pas dans ma chambre... Pas dans la salle à manger... Pas dans l'entrée..." Et en courant pour vérifier tous les lieux, évidement... Le plus simple, c'est si possible d'avoir une pile de cours par jour. Et s'il y a des cours que vous avez sur plusieurs jours, préparer une liste écrite de ce qui est nécessaires chaque jour de la semaine afin de ne rien oublier.

    Si vous êtes fréquemment perdus dans vos feuilles volantes, je vous conseille d'avoir un petit dossier par branche que vous remplirez au fur et à mesure et de façon chronologique (le plus récent devant). Vous pouvez choisir une couleur de dossier par jour de cours. Si le dossier devient trop épais et que les premiers cours ne sont plus nécessaires, vous pouvez faire un classeur d'archives avec des intercalaires pour séparer les branche, toujours de façon chronologique pour faire au plus simple mais pouvoir s'y retrouver. Sur chaque feuille que je reçois, je note le numéro de la semaine en cours, ma classe et la branche en abrégé. J'ai aussi un dossier fourre-tout que je prend tous les jours et que j'utilise lorsque j'ai pas le temps de tout ranger ou que j'ai pas de perforatrice pour les petits dossiers. Je vous conseille quand même de régulièrement faire le tri et de discerner un temps spécifique pour le faire.

    Bon, je me suis éparpillée dans mes trucs et astuces... J'espère qu'ils pourront être utiles.
    C'est dur de vivre dans cette société toujours plus demandeuse avec ce genre de défi, c'est clair. Il faut se trouver des trucs, apprendre à s'adapter et se faire sa place petit à petit. Je me dis qu'à force, on fini par se diriger vers quelque chose qui nous ressemble/convient un peu plus. Le plus important, c'est bien de pouvoir se relever et d'avancer toujours un peu plus. Le chemin est tout aussi important que le but, finalement.

    Bon courage à tous !

    Eva, 24 ans, apprentissage, Suisse

    [fin partie 2]

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  7. Je viens d'être diagnostiqué sans ambiguïté TADH, le jour de la fête de la musique !). La psy m'a orienté vers HyperSupers, et de là je suis arrivé sur ce blog. C'est fascinant de se lire décrit comme ça !

    J'héberge, très près de moi, un gnome (ou un lutin, selon mon humeur) : pour une raison mystérieuse, il doit m'en vouloir, et il s'acharne à me faire tourner chèvre, en cachant mes agendas, en dissimulant mes factures, en recouvrant avec des vieux journaux le dossier dont j'ai besoin ce matin, etc. Cette impression de se battre contre moi-même est épuisante, et me plonge dans la dépression, car je sais bien que le gnome, c'est moi. Je me suis épuisé à chercher les motivations inconscientes à cet auto-sabotage, à travailler et retravailler ça avec les psys, à faire de la PNL, de la sophrologie, des futurisations, des stages et tout ce qu'on peut imaginer. J'envisageais les chamanes amazoniens et l'atahuasca...

    Dans ma tête, vit également un singe. Ce marmouset survolté passe les pensées en revue, se jette sur la dernière arrivée et l'agrippe avec énergie, comme si c'était la dernière à survenir avant sa mort. Il passe son temps à me distraire surtout quand j'essaie de me recentrer sur un truc important - comme par exemple ma déclaration de revenus. Il me suggère toujours 3 ou 4 associations d'idées à TOUT ce que se dit, au bout de trois phrases c'est l'embouteillage... Super pour les idées nouvelles... mais avec les tableaux Excel de prévisions du trimestre, c'est moins évident.

    Et voilà que je découvre que tout ça c'est biochimique : pas d'intentions là-dedans, pas de négligence, c'est juste comme ça par ce que c'est comme ça.

    Quel soulagement !

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